01 déc. 2004

Ma vie en tant que Saint Empereur Germanique

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(écrit dans le cadre d'un sujet sur la schizophrénie)

Comme d’hab’, il me faut de l’inspiration, j’ouvre donc l’Atlas Historique : Moyen Age/Allemagne I (911 – 1024), empire des Ottons.

moi dans :

« Ma vie en tant que Saint Empereur Germanique »

Je me présente, mon père s’appele Henri.
Je voudrais bien réussir ma vie, mais je suis trop de gens en moi pour vraiment bien faire cela.
Attendez, je vais me servir un café, et je m’explique.
Voilà, c’est fait, et étant bon prince (je devrais dire Empereur) je laisse le chat se lover à mes pieds.
Quel chat ? Mon chat voyons.
Entre Gotcha, son nom actuel, et Théophano, le nom qu’elle a lorsqu’elle est mon épouse (moi là, je suis le deuxième) mon cœur balance.
Comment ça, quel deuxième ?
Mais Otton.
Otton II, le deuxième. Comme je suis le I, et le III.
Je suis moi aussi. Moi, moi quoi, pas un Otton.
Même pas Bambolino (le bouffon de ma cour en tant que III, mais bon il est mineur dans ma vie, je ne suis lui uniquement quand j’ai de bonne surprises financières et que je danse la gigue dans la rue. Autant dire que cela m’arrive rarement.)..
Comment est-ce arrivé ? Bonne question.

Un jour, ou un soir, ou les deux, je vivais des moments intimes avec mon amie. Ca arrive vous savez. Alors la chevauchant, l’éperonnant, bref je ne sais pas si il est bon de rentrer dans de tels détails techniques, je lui criais « en avant pour la conquête de tes territoires ma belle ». Et puis là l’éclair de lucidité.
Je fus projeter en arrière… fontaine de souvenirs, flot orgasmique de ma vie passée mais présente.
Elle se tourna face à moi, et sur son ventre et ses seins des scènes de batailles se surimposaient. Quand je m’approchais, elle prit ma tête entre ses mains, pensant que j’allais lui embrasser la peau tiède.
Mais neni, je me penchais pour rentrer dans ce tableau vivant de temps anciens. Qui était mes temps moderne.
Mon visage au trois-quart enfuis dans ses chairs, qu’au loin je l’entendais me dire « ce n’est pas grave. Ca arrive tu sais. Ca arrive ».
« Oui mais », c’est ce que je me disais en ce moment là, « Oui mais, pas à moi. Merde, je ne suis pas n’importe qui quand même. Otton dit le premier, fils d’Henri Ier l’Oiseleur. Empereur de la Très Sainte Germanie… »

Enfin, je vais faire l’impasse sur la manière dont je mis cette femme hors de chez moi (« Nous Otton I et III –j’avais pas encore conscience d’être le II, ni Bambolino d’ailleurs- ne pouvons souffrir de vivre avec une femme qui n’est pas née de la Haute Noblesse, coï ! »)
Bon, j’avoue m’être assagit de ce côté depuis lors…

Enfin, je ne vais pas tergiverser.
Mais c’est dur.

Oui, oui, vous m’avez bien entendus… c’est dur.
Aller chercher son pain, tout en étant intronisé à Aix-la-Chapelle par tous les nobles d’Allemagne réunit. Sans oublier qu’en même temps je complotais, en tant que III, avec mon cousin Bruno pour qu’il puisse devenir Pape. Alors quand on me demande la monnaye, je m’emporte, et je crie « On va les bouffer ces coyonars de slavons d’Hongroirie ».
Ou pire, à mes troupes en tant que I, au côté d’Herman Billung et du Margrave Géron, leur faire une invective contre la télé-poubelle-réalité tout en leur exposant  mon plan pour protéger les frontières orientales de mon Empire. Pas une sinécure…

Non, pas facile…

On dit qu’être Roi c’est bien, Empereur c’est mieux.
Et bien moi qui en suis trois à la fois, je vous l’avoue :
C’est profondément chiant…

 *M*



Posté par _Markus_ à 00:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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